Haïku, l’art de contempler ce qui nous entoure

Haïku, l’art de contempler ce qui nous entoure

Bonjour à tout.e.s

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de haïku et il y a tant à dire sur ce si court poème.
Bien sûr, ce n’est ici qu’un avis personnel. Chaque haijin (auteur.e de haïku), chaque lecteur aura sa propre perception de ce poème, d’origine japonaise. Alors prenez cet article simplement pour ce qu’il est, un partage et faites-vous votre propre avis en vous plongeant dans le monde fascinant du haïku – Si le cœur vous en dit !

Murmurent les vagues, en une étreinte nos doigts, s'embrase mon coeur
Photo et haïku : Morgane Tellechea

Pour moi, le haïku est un instantané, un arrêt sur image d’un moment… C’est une gourmandise pour nous inviter à une pause, une flânerie, à réapprendre à « voir » ce qui nous entoure.

Un haïku, c’est contempler, sentir et ressentir, caresser, savourer, entendre l’instant présent avec des mots. C’est faire appel à ses cinq sens pour retranscrire au mieux, au travers de notre propre sensibilité, la fugacité, la simplicité et toute la beauté d’un moment.

La contrainte du nombre de syllabes, 17 en tout répartis sur trois vers (5-7-5), est tout ce qui fait la force du haïku. Dire tout en peu de mots. L’exercice est périlleux, parfois complexe mais transcendant.
Bien sûr, refuser de considérer comme un haïku toute œuvre qui respecterait la forme courte mais pas la métrique, serait une restriction à l’expression poétique.

le ciel mordoré, fils d'un orage d'été, les gouttes s'embrasent
Photo et haïku : Morgane Tellechea

En ce qui me concerne, en tant qu’haijin, je m’impose le respect strict de la métrique, simplement parce que cela me plaît. Il y a l’idée première, le ressenti, ce que nous voulons de transmettre. Parfois, avec un peu de chance et peut-être avec la pratique quotidienne, le compte de syllabes tombe juste du premier coup. D’autres fois, le plus souvent, ce n’est pas la cas. Il faut alors creuser en soi. J’aime forcé mon esprit à explorer d’autres mots pour transmettre une même idée. C’est très stimulant !

On prête au haïku un côté zen, très spirituel…oui et non. C’est avant tout de la poésie, une forme littéraire pour transmettre, partager. Comme d’autres formes poétiques, le haïku a ses codes, ses styles. Il est cependant vrai que par son sujet principal (la Nature, le rythme des saisons…), son origine (pour nous occidentaux l’Orient et en particulier les pays asiatiques ont une forte connotation zen) et cet art de capter l’instant présent en peu de mots, il invite à ralentir le rythme, à se poser, à revenir aux choses simples. Des concepts que l’on retrouve dans la recherche de spiritualité, de zen.

Quelle que soit la raison pour laquelle vous venez au haïku, l’important est le plaisir ressenti au moment de l’écriture comme à sa lecture. Car le haïku c’est aussi cela, l’art de partager une sensation, une émotion, un ressenti…

Poétiquement,

Morgane

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